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Rappel:

Circulaire "Olin" du 6/09/2005, page 2

Je cite:

"...de nombreuses catégories d'usagers,professionnels de la montagne, chasseurs, randonneurs, associations de protection de l'environnement, se plaignent de la présence de plus en plus fréquente de véhicules terrestres à moteurs, et tout particulièrement de quads sur les sentiers, en forêt et d'une façon générale dans les espaces naturels...

 

Vous voyez, il n'y a pas que chez les écolos que vous n'avez pas que des amis!


"...en outre, par leur comportement, certains utilisateurs sont à l'origine de nuisances pour les riverains et les touristes et générent des conflits..."

 

Circulaire préfectorale n°47/2009 adressée aux maires du département, je cite:


"...la pratique des sports motorisés se développe sans cesse depuis quelques années. Or, la circulation des véhicules à moteur comme les quads, les 4 x4, les motos, les motoneiges cause des dommages aux milieux naturels (dégradation des habitats naturels), à la faune (dérangement, modification du comportement) et à la flore. Elle est également source de danger (risque d'accidents), de nuisances pour d'autres catégories d'usagers (marcheurs, cavaliers, cyclistes) et de dégradations de pistes et de chemins (érosion)..."

 

Note: les mots en caractère gras le sont déjà dans le document d'origine de la circulaire du préfet!

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 11:35

Le sujet de la randonnée des engins motorisés dans les espaces naturels n'est qu'une partie du problème plus vaste de la randonnée motorisée tout court. J'englobe ici le sujet de la circulation des motos sur le massif dans son intégralité : pourquoi faire une distinction entre ce qui se passe dans nos forêts et ce qui se passe sur nos routes ? Connaissez-vous une vallée, un col où règne le calme et la sécurité le week-end ? Et que dire de la route des crêtes ? Combien de Vosgiens n'osent plus s'y aventurer et abandonnent de fait leur territoire à une forme de tourisme sauvage très éloigné de ce qui est montré dans les brochures diffusées par les organismes qui vantent les mérites de notre région. Avez-vous déjà vu un dépliant touristique montrant un horde de motards sur la route des crêtes ? Et des pratiquants de loisirs « verts » en action dans les bois ?Rendez-vous sur le site du conseil général, rubrique destination Vosges, randonnée; vous y trouverez la randonnée pédestre, équestre, le VTT et même la randonnée à dos d'âne! En revanche, pas la moindre évocation de quads, de motos. Et à quoi, selon-vous, le touriste venu chercher calme et sérénité va- t-il être confronté dès sa première sortie? Et que dire de cette photo du lac de Longemer; en fait c'est une video qu'il faudrait pour permettre d'entendre le son des motos pleins gaz sur la route du Collet.Allez sur le site internet de votre commune ; en ce qui concerne celle où j'habite on y voit des photos de nature, d'animaux sauvages, de pratiques sportives « soft » (marche, vtt, parapente) mais aucune photo de quads, d'enduros.Comble d'hypocrisie! On se voile la face, on refuse de voir la réalité. Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre, de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Donc pour ceux qui doutent encore de ce que j'affirme dans mon titre, prenez le temps de lire ce qui suit, je sais que c'est long mais c'est édifiant (sur le site internet, vous aurez en plus les photos) :

http://forums.moto-station.com/comptes-rendus-de-balades-et-periples/71413-cr-labourre-dans-les-vosges-2010-cest-sechant.html

Vous avez bien lu : « labourre dans les Vosges » compte rendu de « balades et périples »

Voici donc ci-dessous le texte du compte rendu que l'on peut trouver sur le site moto-station.com, premier quotidien moto rubrique forum :

 

note de l'administrateur du blog : en fin de compte, vous n'êtes pas dans l'obligation de tout lire, c'est vraiment très long, mais je tenais à publier la totalité du compte rendu ; ce groupe de motards à eu le loisir de faire de la route des crêtes un circuit pendant une semaine en toute impunité et heureusement sans accident grave...

 

Comme chaque année, en mai, il est de bon ton, pour les labourreurs, d’aller se ressourcer dans les Vosges.

La sortie annuelle labourre dans les Vosges, c’est une sorte de groupe de parole, un endroit calme et serein, emprunt de respect, d’échanges cordiaux, disciplinés, autour de repas sains et équilibrés…

Si c’est le premier CR labourre qui vous parcourez, sachez que tout ce que je viens d’écrire est faux. Si ce n’est pas le 1er CR labourre que vous parcourez, vous savez déjà que tout ce que je viens d’écrire est faux… et si vous l’avez quand même cru, c’est que vous êtes irrécupérable. Donc merci de faire un effort si c’est pas trop en demander.

A dire vrai, les « stages » labourre sont un test grandeur nature pour tous les labourreurs… une sorte de rituel formateur pour pré pubère en manque de poils au pubis, durant lequel beaucoup de préjugés sur notre caste labourre sont réduits à néant : on nous croit beaux, forts, rapides, cultivés, fins et modestes… c’est faux ! Nous ne sommes pas modestes !

Les « stages » labourre sont aussi le moyen de se retrouver, entre labourreurs, pour faire des blagues, oublier le peu d’éducation qui nous reste, et bien évidemment manger et boire des choses qui font gonfler le ventre des messieurs et les fesses des dames (si pour vous, c’est l’inverse, ne vous inquiétez pas : c’est juste que vous confondez vos fesses avec votre ventre… ce qui peux être fâcheux en plusieurs circonstances que je me refuse à vous détailler dans ce brillant récit, au risque de détériorer sa qualité si exceptionnelle)

Par ailleurs, pour les habitués des voyages labourre, chaque départ dans les Vosges est un éternel recommencement : il y a des inquiétudes partagées (est ce que c’est moi qui vais me vautrer ? est-ce qu’il y aura de la bonne bagarre ? est ce qu’on va se faire choper par les flics ? est ce que ma moto va tomber en rade ? Est ce que le pâté sera bon ?...) et l’espoir de vivre des moments cultes (des accidents, des arsouilles, des soirées à manger du gras, des discussions aussi improbables qu’une tranche de saucisson allégée…)…

Pourtant, cette année, rien n’était comme avant… une année creuse peut être, après deux années exceptionnelles.

1ère chose : au nom de tous les labourreurs, je tiens à m’excuser auprès de tous les possesseurs de Gold Wing que nous avons agressé tout le long du séjour : en effet, il y avait un rassemblement d’amateurs de ce tank improbable à Epinal… 1200 motos attendues… autant dire qu’on en a vu beaucoup, et qu’on y a pas été de main morte en les doublant de façon dégueulasse….

Nan, j’rigole, on s’excuse pas… on s’est trop marré à les agresser continuellement ! Mais merci à eux pour leur bonne humeur !

Note de l'administrateur du blog : j'ai supprimé le paragraphe concernant le trajet du vendredi sans intérêt.

Samedi : départ… les motos sont toujours là. aucun voleur n'en a voulu...
route sans encombre, entrecoupée d’une petite pause bien méritée pour nous comme pour churchill…

et arrivée quelques heures plus tard à notre chalet, en même temps que Damien et Ludo : eux aussi sont venus en voiture, avec les deux meules sur la remorque. On prend possession de notre chalet : magnifique ! Un salon cosy, 4 belles chambres, et surtout, un sauna et un jacuzzi énoooorme (avec sono, lumières, etc…) ! Pour 6 gros sacs, c’est inespéré… c’est comme mettre du saucisson super qualité dans du pain industriel… quoique, même ça, c’est bon…

Arrivent ensuite Loïc et Benoît, qui sont venus de Paris par les petites routes… Loïc n’est pas content de son chrono : il tablait sur moins de 4h… et connaissant le sot individu, je me doute qu’il a bombardé toute la route. La preuve, il s’est fait gaulé au radar automatique. Mais vu la tronche de sa plaque, couverte d’huile et de poussière, il se pourrait qu’il passe au travers de la prune et du retrait de points.

A peine arrivés, on repart pour rouler ! Les 4 qui sont venus en voiture sont frais… Loïc, habitué à faire de la borne, a le visage peu marqué (mais toujours aussi laid) et est ready to make the bagarre !
Quant à Benoît, notre puceau de la bagarre, il a le visage marqué, les traits tirés… mais se motive quand même à se bouger, et à nous suivre… de loin. You slave !
1ère « frayeur » pour Mika dès les premiers mètres : sa moto ne freine presque plus… alors que je me fous de sa gueule, je manque de me viander, mes freins ne répondant presque plus non plus… sûrement à cause du gras que le gros diesel bien polluant de la Volvo a projeté sur les disques… quelques freinages bien bourrins plus tard, on retrouve le feeling.

Je ne reconnais pas la mostro : la fourche est beaucoup plus dure (normal, elle est presque neuve, alors que la mienne pissait l’huile et aurait mérité une bonne révision), l’amorto est également réglé plus dur (là où l’ancien réglage le faisait pomper) et la fourche plus courte rend la moto ultra vive ! Limite trop ! Pourtant, il n’y a que 5 millimètres de différence ! Et vu qu’on fait nos premiers tours de roues sur du gras mouillé, ça met pas forcément en confiance.

Arrivés en haut du Col de la Schlucht (appelé « la Frushctuk » par les labourreurs), c’est cafard… pluie, froid, vent…
On se décide quand même à continuer notre périple : la frushtuk est détrempée… et le goudron a morflé. D’année en année, il y a de plus en plus de raccords dégueulasses, de petites crevasses sur les trajectoires, etc… bref, notre terrain de jeux favori n’est plus. Dommage…
On pousse du côté d’Orbey.

On continue la bourre… et je m’aperçois de quelques changements dans la conduite des gros paquets de saindoux qui m’accompagnent : y sont bien chauds tout de suite, et notamment Loïc, ce bourrin, qui a une conduite qui se rapproche de plus en plus des standards que nous nous sommes fixés : un vrai porc hargneux. Il déhanche, il rentre en virage de façon agressive, il se laisse pas intimider par un autre labourreur tentant une agression en lui freinant sur la gueule… impressionnant comme la pratique de la piste l’a transformé ! Il emmène carrément mieux son speed !
Tout le monde est d’accord pour reconnaître les efforts faits et les progrès réalisés par notre faux breton de Loïc : il conduit de façon dégueulasse, donc c’est encourageant pour l’avenir.

On continue en bagarre un poil plus soft, vu que chacun se met dans le rythme. J’ouvre la route. On arrive dans un grand gauche en descente : normalement, un labourreur ne réfléchit pas, et prend le virage pleine bourre en priant pour que ça passe…

Sauf que, en entrant dans le virage, je vois quelques gravillons étalés sur la route : pas de quoi perdre le contrôle de la moto, mais par sécurité, et suite à ma chute sur un lit de graviers dans le Morvan, je ralentis plus que d’habitude… Ludo, qui arrive plein balle derrière, et qui est habitué à ce qu’on rentre comme des sacs dans les virages, se fait surprendre… et corrige sa trajectoire in extremis.

Damien, qui apprend à maîtriser sa nouvelle 900 CBR, n’a pas le bon réflexe, et fixe son regard sur les gravillons au lieu de corriger la trajectoire et regarder le point de sortie du virage. La sanction est immédiate : glissade de l’avant, freinage approximatif, et moto couchée. Il relève la moto : rien de trop abîmé : quelques rayures sur le carénage, et une roue avant à 50 cm d’un muret… ça aurait pu être pire. 1er jour, 1ère gamelle ! On est dans le standard labourre !

Et, dans son malheur, Damien aura de la chance : quelques jours plus tard, en cherchant sur le net, il trouvera à 1h de route du chalet des carénages de 900 CBR presque neufs pour que dalle…

Arrivée en haut du col des 3 épis : un must ce col ! C’est bagarre direct, avec les souvenirs de l’année dernière : un droit en descente qui se ressert violemment, et surtout, une grosse bosse sur le point de freinage, qui m’avait valu un guidonnage et un dérapage violent de l’avant l’année dernière avec le SS.

Alors qu’on enchaîne les virolos dans le col, on passe un virage gauche genoux par terre… quand on croise au même moment 3 flics en motos qui remontent le col… Mika se relève direct… se pose LA question : « c’est quoi qu’on fait maintenant ? », et a immédiatement LA réaction saine et adulte dans ce genre de situations : il essore encore plus la poignée de gaz ! On se fait la descente en mode dégueulasse, de peur d’être rattrapés…

On se pose finalement à la terrasse d’un café, à Turckheim, en bas du col des 3 épis, sous un beau soleil.

Alors qu’on reprend nos meules, pour se refaire le col des 3 épis dans l’autre sens, plusieurs motards nous font signe : les flics nous attendent plus haut, et si ce sont les 3 képis qu’on a croisé tout à l’heure, m’est avis qu’on va prendre cher...
Tant pis, on passe par un détour pour les éviter. On arrive dans une session bien sympa, avec quelques beaux virolos… et qui on croise dans un virage droit, alors qu’on est genoux par terre ? Les mêmes 3 motards de la gendarmerie ! Ca n’a effrayé personne, parce que tout le monde a continué à souder comme si de rien était. Tas de gros dégueulasses !

On rentre enfin au chalet, contents… on aura eu une petite aprèm de roulage sympa dans la semaine, et vu le temps qui s’annonce, c’est toujours ça de pris.
Alors qu’on discute entre nous devant les motos, deux vieilles biques viennent nous voir, nous tapent la discute… et nous mettent en garde contre tout le monde. A en croire leurs récits, nous sommes dans une ville salie par le crime… il y a des ferrailleurs du coin qui vont venir embarquer les motos, les remorques et les voitures dans la nuit (« demain matin, y’aura plus rien ! Ils auront tout volé et tout embouti ! » dixit ces vieilles peaux), il y a aussi des voleurs (apparemment, tous les chalets sont régulièrement visités) et des jeunes femmes nues et consentantes qui violent des hommes… bref… on a attendu les ferrailleurs et les voleurs… rien ne s’est passé… quant aux jeunes femmes nues et consentantes, il ne s’est rien passé non plus… donc on a du se rabattre sur Benoît, notre slave de la semaine…

Heureusement, Churchill veillait aux motos… un vrai chien de garde !

Etant donné qu’on a eu la flemme de faire des courses, on va se faire un resto : vu que l’apéro a été balèze, et qu’on compte se mettre une claque au resto, on se décide à ne prendre qu’une voiture. La Fiesta de Damien. Et je pense honnêtement qu’on a pété le record de personnes dans une fiesta : 18 personnes (Mika compte pour 13) !

Après une grosse fondue savoyarde et bourguignonne, on est sortis hachés ! Slave ne buvant pas (oui, je sais, c’est un drame…), il nous a reconduit au chalet en mode poireau, au motif improbable qu’il faisait nuit, qu’il ne connaissait pas la voiture et les routes…

Donc on est rentré en mode poireau …

Pour faire un peu chier notre Slave, Mika a mis un coup de flash avec son appareil photo… Slave a donc cru qu’il s’était fait flasher ! Vous auriez du voir la gueule de Slave !! Il aboyait comme un vieux clébard et nous rejetait la faute… et nous, de notre côté, on en rajoutait une louche à base de « bah ! C’est pas grave ! Mais bon, ça t’apprendra à conduire vite ! Tu pourrais être un peu plus prudent » Etc… Grosse crise de rire !

Le soir, après le resto, on teste le Jacuzzi. Et j’avoue, c’est très agréable…

C’est certes agréable, même si, en y réfléchissant bien, 6 mecs dans un jacuzzi, ça fait louche… surtout que le jacuzzi avait des lumières tamisées et de la musique pour faire du hem-hem. Bref, on était en mode blue boy intégral, et il est même étonnant que certains n’aient pas essayé de s’enfiler…

Mais bon, on a essayé de garder une certaine dignité et on a fait un effort pour faire péter la testostérone, histoire qu’aucun n’ait de velléité d’un quelconque rapprochement…(si vous voulez voir la photo gay porn de la scène, rendez vous sur labourre !)

Après tant d’émotions, tout le monde s’endort tranquillement…

Dimanche



Le dimanche, il fait moche… donc on a une activité débordante... on glande au chalet, on boit des bières, en fumant des clopes…

Churchill n’était pas en reste…
On se décide quand même à rouler parce que, au loin, ça a l’air séchant…
En arrivant à la station service à la sortie de Gerardmer, Slave aboie à nouveau en ces termes :

« Tin, les gars, sérieux, allez y mollo en ville ! Vous passez comme des sacs, et c’est moi qui récupère les mécontents qui me font des crasses pour se venger de vous !!»…

Même Mika rejoint Slave et nous dit, avec un sérieux olympien, qu’on a un poil trop bourriné.

Si je vous dis ça, ce n’est pas anodin… parce que quelques jours parès, au retour d’une balade, nous sommes rentrés au chalet en mode assassin à rouler comme des attardés, même en ville. (Pour nos futurs détracteurs : sachez aussi qu’on est passé dans un hospice pour violer des vieilles dames, et qu’on a mangé du maïs transgénique après avoir arraché les griffes de chatons nés d’un jour).

De l’avis de tout le monde, « c’était pas sérieux… mais quel kiffe ! ».

Et Mika qui nous sort une phrase mythique : « moi, ce qui me fait peur, c’est pas de rouler à 200 en ville (pour nos détracteurs, rajoutez 150 km/h), parce que le danger, tu le sens venir et tu peux l’éviter… moi, ce qui me fait peur, c’est les flics ! ».
Vous prendrez bien note de l’intelligence d’un tel propos et de la profondeur de la pensée qu’il y a derrière.

Revenons à notre balade… après le plein, Loïc nous fait quelques prédictions… d’après lui, en haut de la frushtuk, c’est séchant…même si on vient de prendre une drache de bourrin et que le ciel au loin est super mouillant !!
Damien finit de nous motiver par un petit geste amical et une petite phrase non moins amicale, du genre « bon alors, bande de blue boy, on va rouler ou on s’enfile ? Perso, mes pneus sont chauds… »
Même Mika, qui avait mangé 62,5 kilos de viande la veille au resto, s’est motivé : c’était la frustuk sous la drache ou un stage d’amaigrissement !
Malgré les prévisions idiotes de Loïc et notre volonté que ce soit effectivement « séchant », le haut du col de la Frushtuk était plus « mouillant » que réellement séchant…ce qui n’a pas trop atteint l’humeur de Mika, qui, non content d’avoir fait de la moto, a échappé de justesse à un programme minceur drastique !
Vu qu’on a pas pu transpirer à faire la bagarre sur la route, on se décide à tester le sauna !

C’est enfoncer des portes ouvertes, mais dans un sauna, y fait chaud… et pour une meute de beurre comme Mika et pour des gros plein d’huile comme nous, ça donne des litres de gras qui coulent partout… une horreur !

Loïc, breton intégriste, se lèche le bras, et se dit qu’il est un vrai breton, parce que ça a le coup du beurre salé…

On sort tous peu à peu du sauna… reste Churchill, qui fait de la résistance…

Après le sauna, je vais dans la salle de douche juste à côté pour enlever le surplus de beurre qui coule le long de mes muscles saillants et développés… il y a une baignoire et une douche. Et à la lisière de la douche, je vois deux grosse boules de mozzarella poilues qui dépassent… je viens de voir le gros séant de Mika. Inutile de vous mentir : J’ai vomi.

Dans la salle ou se trouvent le sauna et le jacuzzi, il y a aussi quelques ustensiles bizarres… on a pas trop su à quoi c’était destiné… certains originaux, dont Churchill, ont dit que c’était pour faire du sport…. J’ai entendu parler de cette activité une fois… apparemment, ça fait mal et ça fatigue…

Lundi


Le lundi, Damien, Loïc, Slave et moi, on se décide à rouler… malgré le temps de merde qui s’annonce… « un temps mouillant, limite séchant » d’après Damien. Font chier ces cons à être optimistes !

Ludo se motive à partir à Epinal pour se choper une carte SD de meilleure qualité pour sa caméra.

Mika se motive pour rien faire, discipline dans laquelle, il faut bien l’admettre, il excelle…

Churchill, de son côté, était déjà complètement beurré et faisait des blagues pas drôles… ou alors il peaufine son déguisement de Loïc, notre alcoolique notoire…

Loïc, Damien, Slave et moi-même, on se met en route pour un petit tour : direction la frushtuk, puis… la route des crêtes. La route est relativement séchant et on se permet quelques passages en mode bagarre.

Arrivée en haut de la route des crêtes, on attend sagement slave…devant une crêperie, ce qui explique le sourire imbécile du faux breton !
Voilà enfin slave qui arbore sous son casque grotesque un sourire peut contenu en raison de la profusion de virages, sourire qui par ailleurs fait apparaître des dents sales révélatrices d'une hygiène bucodentaire lamentable

On continue notre balade.
A chaque stop, on attend Slave pour ne pas qu’il se perde… on l’attend pas longtemps hein… le temps de fumer quelques clopes, de pisser un coup, et de lire « Les mots » de Sarthe en 36 langues (et non, Loïc, il n‘existe pas de version traduite en breton).

Nous arrivons dans un enchaînement de virages en montée jouissif : de grande lignes droites avec une pente bien balèze, entrecoupés de virage serrés : un terrain de jeux pour les gros moulins, et un souvenir ému de l’année dernière, puisque j’avais saigné la SS dans ce col, remontant tout le groupe, un par un, en guidonnant sur chaque réaccel et en dérapant sur chaque freinage… sauf que là, j’ai un mostro de 50 poneys contre une triumph 955 et une 900 CBR !

Résultat, j’ai pris des risques inconsidérés pour revenir à chaque freinage sur les deux zouaves (d’autant que seuls les virages étaient presque secs : donc tous les freinages appuyés se faisaient le plus tard possibles, pour profiter de l’adhérence précaire du virage), essayer des intérieurs infects sur chaque virage, avec une virgule bien violente en sortie de courbe… mais rien n’y fait…

Ils se défendent les deux sacs, et j’écrase une larme à chaque fois que je vois leur main droite souder la poignée de gaz, puisque ça se traduit automatiquement par 50 mètres en pleine vue ! J’imagine le rire narquois et crispant de ces deux crottes de nez sous leurs casques !

Mais quel pied !

J’arrive à passer Loïc, et je me mets à chasser Damien dans la descente du col. Quand ce gros bourrin voit ma tronche collé à son rétro, il soude de plus en plus… je ne lâche pas… les motos bougent, les moteurs hurlent, mais il me manque des canassons pour le passer…

On arrive déhanché comme des bœufs dans le dernier droit… et nous avons la surprise de voir des gendarmes, arrêtés là… heureusement pour nous, ils étaient occupés… et surtout, certains d’entre eux nous ont lâché un gros sourire, preuve en est que les cris des moteurs qu’ils ont du entendre depuis des kilomètres les font rire. Ouf !

On va quand même se poser plus loin, et, le temps de se faire quelques parties de Monopoly, Slave nous rejoint.… sous les acclamations du fondement de Damien.

On finit la balade et on rentre à pleine charge.

Le soir, Ludo nous préparera un bon repas (quelques pizzas et flammenkuche maison)… ce qui a laissé sans voix notre churchill.

Vous remarquerez la technique du chef et l’ustensile utilisé… on est pro ou on l’est pas.

Il est temps de se mettre à table…les mines sont fatiguées…le regard vitreux, limite canin… même pour Churchill…

MARDI

De l’avis de tous, ça a l’air vachement séchant !

Au moment ou on s’équipe, c’est la drache… on poireaute comme des cons en cuir dans le salon, prêts à partir à la moindre éclaircie…Au bout d’un moment, ça a l’air plus séchant que le matin… on part, direction la route des crêtes, vu que Mika et Ludo ne l’ont pas encore fait, et que Slave l’a fait au ralenti…

Au début, c’est sympa… ça glissouille, mais on fait un peu la bagarre.

On arrive au milieu de la route des crêtes. Il commence à dracher. On enlève les caméras, et on s’habille en tenue de pluie. Cafard ! On pousse quand même jusqu’en haut du Col… il fait froid et il drache.

On décide de se poser dans un resto en attendant que ça se calme…
Quand on en ressort, le temps a changé… il fait encore plus froid, il ne pleut presque plus, mais par contre, il y a un brouillard digne d’un mois de janvier du Nord… en pire !
On rentre donc en mode Slave, tout doucement, puisque tous les virages nous sautent à la gueule… et l’erreur ou l’approximation n’est pas permise : on roule sur une route ultra glissante, et en cas de gamelle, c’est la moto et son pilote 100 mètres plus bas minimum !

La journée n’a pas été fameuse, et on se décide à se pieuter assez tôt, pour pouvoir profiter de la journée du mercredi que la météo annonce « séchant pour de vrai ! »


Mercredi


Le mercredi, on a fait LA journée : Ludo nous réveille tous en déboulant dans nos piaules respectives en vociférant LA phrase de la semaine : « c’est séchant ! C’est séchant ! »

Ultra motivés, on est partis pour un RB pas trop prétentieux au vu de la météo, mais un RB qu’on affectionne particulièrement : on l’avait fait une seule fois, mais il nous avait vraiment beaucoup plu.

On est partis tôt le matin… faut dire que, toute la semaine, on est resté en mode « prêt à partir » à la moindre lueur de beau temps…

Première petite pause en haut de la frushtuk avec une photo de famille !

On entame véritablement notre périple, et après pas mal de bornes enquillées, on se paume… on cherche notre chemin, et on se retrouve à prendre une petite route boisée étroite qui nous emmène… nulle part. On s’était déjà fait avoir il y a deux ans. C’est un cul de sac…

 

on profite de l’occaze pour faire une pause, et pour apprendre à prononcer le nom des bleds Vosgiens…

La bourre se poursuit, avec son lot de coups de pied en roulant, de freinages plus ou moins maîtrisés, et de grosses poilade !

On arrive à un croisement avec la route des crêtes et on fait une pause…
Tout le monde : « whaaaa, c’est super joli ici ! C’est quoi ? »

Moi : « c’est la route des crêtes tas d’ignares étouffés du bulbe ! Ça fait 3 fois qu’on y passe !!! »

Le panorama déboîte…on voit à perte de vue… moi qui suis sujet au vertige, ça me rappelle le caca-mou que je m’étais payé en sortant pleine bourre d’un virage de la route des crêtes… et ou ce paysage m’avait refroidi !

Et c’est là ou on se dit qu’on est vraiment bourrins, parce qu’on ne profite pas assez des paysages… sauf quand une grosse motte de beurre et sa moto improbable gâche le paysage…

Pendant la pause, on profite pour jouer à cache cache avec Loïc, Mika et Churchill… c’est Mika qui a gagné… Loïc a réussi à être plus idiot que Mika et n’a pas trouvé ou se cachait Churchill…

Avant de repartir, c’est la pause pipi pour Damien…

……….erreur de débutant, car c’est le meilleur moment que choisissent toujours les laboureurs pour jouer à pousse-caca !

Le gros des troupes labourre d’abord….

Le reste après…

Depuis ce jour, je peux vous assurer que Damien pisse dos au mur, quitte à pisser contre le vent, avec les risques qu’on connait !

Alors qu’on entame la descente après la route des crêtes, on évite de peu deux moutons qui se baladent tranquillement sur la route… étonnant que Mika ne se soit pas arrêté pour en manger un… ou les deux.

La route se poursuit, et, ô miracle, nous sommes tous encore sur nos roues malgré la douleur due aux coups de battes et de chaînes, aux hachoirs plantés dans le dos et aux coups de jambon (Mika avait ramené dans son sac un bon gros jambon de 15 kilos… en cas de petite faim)… bref, tout roule ! Bagarre classique !

On arrive sur une portion qui nous avait valu une belle frayeur l’année passée : route nickelle, mais virages en …. Pavés ! Grosse burnes obligatoires quand on arrive pleine bourre dedans… même nous qui connaissions, on a réussi à se faire surprendre. Faut nous excuser, on était en pleine bagarre, et dans ce cas là, tout le sang du cerveau descend dans les pieds (partie la plus intelligente du labourreur en pleine arsouille, et qu’il faut donc irriguer abondamment).

On se fait surprendre par la drache… mais de la vraie drache !!! On se pose 15 minutes sous un abris… cafard !


mais l'heure est vraiment grave... Mika a faim... un vent de panique commence à atteindre le groupe qui est prêt à reprendre la route sous la flotte pour pas se faire bouffer par l'horrible motte de beurre

heureusement, on s’aperçoit qu’un petit resto est niché 50 mètres plus bas ! Tout le monde a faim, donc on est partis pour se péter le bide !

Petite planche de charcuterie du pays, avec bières… le labourreur ne roule « bien » que plein et bourré (comme ça il a pas de remord à écraser les vieilles dames sus-violées)

Pourtant, un juda se trouve parmi nous… un indice, il mange des carottes râpées et se trouve au milieu de la photo ci dessous :

Normalement, après un repas comme ça, soit on digère tranquillement, soit on se prend un petit dessert léger…

J’opte pour une tarte à la myrtille… Loïc idem…et Churchill aussi, apparemment…

Quant à Mika, il a toute mon admiration (pour une fois, ça mérite d’être souligné), et se prend un dessert improbable à base de gras, essentiellement…mais bon, on va pas critiquer : il se donne tellement de mal pour se boucher les artères…

Le bitume devient séchant (si si, j‘vous jure !)… donc on se casse du resto.
Arrive le Ballon d’alsace : un must en terme de virages sympas, surtout la première partie : des virages improbables, qui obligent à pas mal de concentration et de réflexes si on veut aller vite.
On fait la montée avec Mika… grosse bagarre ! du bonheur… On arrive en haut, et tout le monde est d’accord pour la refaire.
Je me mets au cul de Mika pour la descente, et on est repartis pour une bonne bagarre. On conduit coulé, pas trop agressif. juste ce qu’il faut… un zeste…
Pour la remontée, Mika part devant, suivi de Ludo, de Damien, de Loïc, de Slave et de moi…
Mika et Ludo partent comment des bourrins avinés devant, et Damien et Loïc ne restent pas loin d‘eux (sûrement pour en écraser un en cas de chute).
Pour ma part, je reste quelques virages derrière Slave… il a une conduite coulée, très coulée… trop coulée !!! Au bout d’un moment, je pète un plomb, et je le passe… vu la puissance du mostro, je sais que je n’ai aucune chance de rattraper les deux premiers. En plus, j’ai pris trop de retard à suivre Slave !
Mais je me mets comme Challenge Loïc : je le vois au loin, en haut… il a pas mal de virages d’avance, et vu que le sac roule bien maintenant, je veux absolument le rejoindre avant la partie roulante. Je profite donc du début du col et de ses virages serrés pour envoyer tout ce que je peux… et peu à peu, l’écart se réduit… j’arrive enfin à le rattraper et je commence à l’agresser… il ne lâche rien…
D’un coup, il rate un rapport… inespéré !!! J’en profite et je le passe !
Puis, plus loin, je vois Damien… improbable ! En fait, Damien a un peu ralenti pour qu’on fasse la bagarre… dès qu’il me voit remonter, il accélère à nouveau comme un âne bâté ! Je le rattrape néanmoins sur plusieurs virages en faisant hurler le moteur, et j’arrive à rester à sa roue, dans son angle mort. Si bien qu’il ne me voit pas ! et, en un regard dans le rétro, alors qu’il croit m’avoir largué, il s’aperçoit que j’étais dans son angle mort, et j’en profite pour le passer… Il me repassera quelque temps plus tard, en mode fourbe, à la puissance, dans la dernière ligne droite avant la fin du col…
Enorme !

On enchaîne, et, en cours de route, Loïc me fait signe que mon sac à dos est ouvert (un classique, ça m’est arrivé 3 ou 4 fois cette semaine).
Je m’arrête donc sur une petite aire de repos bien gravillonnée… Mika aussi… sauf que Mika n’a pas vu les gravillons… freine de l’avant… perd l’avant de façon ridicule… manque de se gameller… refreine… re-perd l’avant de façon encore plus ridicule… mais ne se casse toujours pas la gueule… et tire tout droit dans un pré… c’te crise de voir le Mika et sa FZ6 en train de rouler et de sautiller dans l’herbe, devant le regard admiratif des passants…. et devant notre regard déçu de ne pas avoir vu ce gros sac s’en mettre une bonne.
J’en ai ri pendant 10 bonnes minutes sous mon casque…

On se finit pas une frushtuk dans les règles…
D’ailleurs, en remontant par la frushtuk, je vois au loin une belle 748 emmenée de main de maître par un pilote tout de sa combi dainese lisse zé appétissante vêtue…quelle aisance ! Quelle classe !....


….
Quel poireau improbable ouais !
Le fabuleux pilote sera pourri en mode labourre quelques minutes après par toute la troupe d’énervés … un moment fabuleux !
Arrivés en haut du col, on attend avec le sourire le Casey Stoner de bac à sable… mais rien ne vient. Ah si, peut être ? ah, nan, c’est Slave qui arrive ! Diable, le sot individu aurait-il dépassé le pseudo pilote sur sa 748 rutilante ?
Nan… apparemment, le mec en 748 aurait fait demi-tour avant d’arriver en haut du col… sûrement la peur qu’on le regarde, en le pointant du doigt, et en riant de bon cœur…
Le mercredi soir, Troupier vient nous rejoindre pour une soirée bières et raclette. L’individu est un grand couillon, bête, sans intérêt, et qui fait des blagues douteuses… un mec bien quoi. Il est accepté dans le team labourre.

Seul ombre au tableau : il ne boit pas (Loïc aura cette réflexion remplie de nuance en l‘apprenant puisqu‘il gueulera « bah quoi ? Comme ça, ça en fait plus pour nous ! D‘ailleurs, verse un godet, j‘suis à sec ! Faut que je sois bien rond si je veux me tartiner la frushtuk cette nuit… ça a l‘air séchant ! »)
Mais bon, si le Troupier ne boit pas, il nous a quand même apporté un pack de bières et une bouteille de blanc ! Voilà un individu civilisé et au fait des bonnes pratiques ! Il est donc pardonné ! On finira donc la soirée passablement rincé et beurré dans une bonne ambiance ! merci d’être venu gros sac à merde, ça fait plaisir !
Une vrai soirée de débauche, même pour Churchill qui s’est rincé l’œil comme un vieux sale…

Jeudi
Le jeudi : pour moi, une journée morte… j’ai du rester éveillé 4h dans la journée. Le reste du temps, j’ai dormi tellement j’étais mal en point (surement dû à un excès d’eau : j’ai bu une gorgée de flotte sous la douche… à moins que mon corps fasse un rejet de la vue de Mika en maillot de bain…).

Pour les autres, c’était pareil : Damien et Loic ont bien essayé d’aller rouler, mais, en raison du froid qu’il faisait, ils se sont rentrés vite fait bien fait. Bref, journée cafard, avec pluie, froid, neige, ennui… le top !

Même Churchill était limite nervous break-down..

Les laboureurs ont en fait passer la journée à se cultiver…

Ludo, qui pense à remplacer sa CBR par une honda Deauville ou une bandit, lit des articles spécialisés sur les motos de poireaux…

Loïc lit le CR d’un mec qui a fait la Bretagne à moto, et s’étonne de ne pas voir citer son village natal, Colombes

Damien fait semblant de mater la télé alors qu’il dort (les yeux ouverts ! Très dur ! Des années à s’entraîner dans le fond d’une classe, près du radiateur… )

Slave lit un test sur sa SV 650, et s’offusque du mensonge du magazine qui a l’air de prétendre que la SV peut aller vite et pencher, alors que lui n’y arrive pas…

Et Mika se refait dans sa tête le film des bons moments de la journée de mercredi….
Vendredi


Le vendredi, c’est notre dernière journée.. On veut en profiter, surtout que, vous l’avez deviné, c’est séchant…

On essaie sans trop y croire la frushtuk qui est encore bien détrempée…et vraiment en mauvais état. Dur dur de savoir qu'elle se dégrade autant, et que cette année, on aura pas notre "finish" terroriste dans la frushtuk !

En bas de Frushtuk, on attend Slave qui peine à arriver…

Alors qu’on se prépare à repartir, 4 ou 5 allemands passent devant nous pleine balle avec leurs meules… aaaah ! Peut être du gibier à chasser !!
On enquille direct… on ne les rejoint que tardivement… z’ont envoyé du steak les teutons !! On les passe un par un… quand soudain, le premier du groupe nous voyant dans ses rétros accélère le rythme… du bonheur !

Hélas, le jeune présomptueux lâchera au bout d’un moment sous la pression…

On arrive en haut du col des 3 épis. Mika et moi, on se met en fond de grille, avec les caméras en route, et on laisse les demeurés s’amuser devant pour pouvoir les rattraper, les filmer, et les pourrir !
1ère victime, Slave, qu’on double avec une main dans le dos et un sandwich au pâté/saucisson/beurre/rillettes dans l’autre. Puis, au loin, les 3 autres…
A une centaine de mètres, on voit une moto qui sort des sous-bois…
« Bizarre cette moto qui sort de la forêt » me dis-je avec mon esprit d'analyse acerbe… qu'est ce donc ?

ah, nan, c’est juste Ludo qui est arrivé pleine balle dans un virage trempé et qui a préféré tirer tout droit plutôt que de coucher la moto. Rien d’exceptionnel quoi… la preuve, Mika et moi, on s’en sort avec un mini caca mou dans ce même virage, puisqu’on s’est également fait surprendre.

Mika et moi, on enquille et on rattrape donc les 3 glands… le premier à être atomisé, c’est Ludo…

Puis vient Loïc, qui offre une résistance jouissive sur quelques virages… et enfin, c’est au tour de Damien. Ce sac aura la chance de se faire pourrir sur le mouillé, puisqu’au moment ou on arrive à son cul, la route commence à être séchante/mouillante. Cafard !

On se boit un verre à Turckheim.

Mika doit avoir les oreilles bouchées à avoir descendu le col trop rapidement.. C’est une méthode à lui : certains avalent leur salive, d’autres baillent… lui lève un bras et se gratte le service 3 pièces….oui, je sais, il est bête…

et on se décide à continuer la balade pour aller jusqu’au col du bonhomme.
On fait le col des 3 épis en montée ! Bagarre !!!!!

Je suis Ludo tout le long de la montée, en l’agressant tant que je peux, à me coller à côté de lui sur les freinages. Mais cette huître bouillie ne lâche rien et se permet même d’avoir l’audace outrecuidante (si tu comprends pas ce mot, c’est pas grave…) de se présenter en concurrent sérieux dans le très sinueux malgré la position contraignante de sa CBR… j’arrive malgré tout à le passer au bout de quelques efforts, dans un intérieur d’une grand classe, ma modestie dut-elle cruellement en souffrir.

A la sortie du col des 3 épis, on se retrouve sur une petite route hyper viroleuse en descente ! Le terrain de prédilection de baby mostro ! Ludo est devant… en ligne de mire. Je sais qu’il n’est pas forcément à l’aise avec la CBR dans ce genre de petits lacets serrés en descente. Je l’agresse une première fois en essayant de lui faire un freinage… ça passe pas... je tente de lui faire un exter… ça marche pas non plus… la CBR a du jus, et ressort de chaque virage comme un boulet de canon ! Arrive un virage gauche bien serré, avec une belle visibilité sur la sortie de virage en contrebas… je vois le feu stop de la CBR s’allumer, donc j’en profite pour retarder mon freinage et le passer à l’intérieur du virage ! Bagarre !!!!

D'un coup, un groupe de vieilles dames traverse : on les percute violemment, faisant gicler les vieilles à 300 mètres dans des gerbes de sang et.... quoi c'est pas crédib' ?

Je reprends l'histoire : Nous arrivons au col du bonhomme. Pour celles zé ceux qui ne connaissent pas, c’est un col vraiment sympa, mais qui demande à avoir du jus… beaucoup de jus ! En tout cas trop pour ma malheureuse mostro. Sur le premier versant du col, les virages sont plus rapprochés : Donc je peux rester à peu près au contact. Ludo bombarde devant, je colle les miches de Damien, pendant que Loïc et son speed bodybuildé atomise littéralement Mika au moindre bout droit à la puissance (méthode fourbe, certes, mais efficace, donc tout à fait autorisée, au même titre que de couper les virages ou jeter du caca) … quant à Slave, il suivait… de loin.

En haut du col, on continue la bagarre et on redescend directement sur l’autre versant. Là, c’est une autre paire de manche : ce sont de très grandes courbes, qu’on peut facilement avaler à plus de 200 (cf nos détracteurs : on était au moins à 700 km/h)… quand on sait que mon mostro atteint péniblement les 170…

En plus, la route est mouillante… donc je lève un peu le pied… mais pas les autres crétins qui, pris dans la frénésie de la bagarre, envoient tout ce qu’ils peuvent. Ne supportant plus de me faire distancer, et voyant que, comble de l’agression, Loïc était en train de me rattraper, je me décide à envoyer du pâté moi aussi. On finit dans un grand gauche, genoux par terre, devant un parterre de motards éberlués par tant de talent (et de connerie). On s’arrête sur le bord de la route pour attendre Slave… d’un coup, 4 motards passent devant nous rapidement en faisant pétarader leurs moteurs ! Agressssssion !

On saute direct sur nos motos pour les rattraper et faire la bagarre… on repasse dans le virage, genoux par terre, devant le même groupe de motards susnommés et toujours hébétés, et on rattrape les provocateurs au bout de quelques kilomètres… mais hélas, y’a pas de bagarre possible. Voyant notre motivation, les 4 motards lâchent la main et se laissent faire… pff ! Dommage ! You slaves !

On remonte donc tout le col, et, peu avant d’arriver… qui croise-t-on ? Notre Slave qui entame sa descente et qui doit halluciner sous son casque de nous voir, tête dans le compteur, en train de remonter le col pleine bourre.

On s’arrête en haut du col du bonhomme, car les estomacs crient famine… et les laboureurs tremblent d’avoir été aussi irrespectueux des règles de base du civisme routier… nan, j’déconne, rien à foutre !

Faut dire que la bourre a été saignante ! Preuve en est la tronche des pneus de Damien et Mika, qui boulochent malgré la température froide de la piste…

Le temps que Slave nous rejoigne, on improvise un nouveau cache-cache avec Churchill et Mika (et Mika a perdu… preuve en est qu’un chien en plastic en a plus dans le crâne qu’un gros sac en beurre)
u resto, certains se bâfrent, d’autres reviennent aux grands classiques : sandwich pâté et binouze ! Du bonheur !

Le retour se fait en mode plus calme : on décide de laisser Slave ouvrir la route… tout le monde reste sage… mais, après plusieurs virages passés à une allure de crevette, la main droite des labourreurs commence à s’énerver… Ludo agresse le petit Slave pour qu’il accélère… mais rien n’y fait. Il reste impassible comme un Mika devant une laitue.

N’en pouvant plus, on le passe tous et on commence la bagarre… bagarre qui sera de courte durée, puisque d’un ciel gris et température potable, on passe à un temps de merde improbable avec pluie, brouillard, voire neige fine, sol gras et froid de gueux !!!
Les sac à viande sont réfrigérés…

On finit la balade congelés, après que Loïc et Damien ait échangé leurs étrons respectifs.

Le soir, gros programme ! Il faut ranger, nettoyer, lustrer le chalet ! Objectif de tout le monde, se lever à 8h pour partir le plus tôt possible.
Donc, comme prévu… on a rien foutu. On a regardé les vidéos de la journée, fait un jacuzzi… et mangé des crêpes…

Vous nous excuserez pour la tronche des crêpes, mais on n’avait qu’un vrai Breton dans l’équipe : Damien. Et non, Loïc, tu n’es pas breton… même si tu te donnes du mal pour y ressembler.
Petite anecdote de la soirée : le soir, avant d’aller se pieuter, on s’amuse sur un petit jeu vidéo poétique… un truc avec des ronds dessinés qu’il faut amener à une étoile en dessinant des traits toussa…
Et à un moment, dans le jeu, y’a marqué : « draw a circle ».
Réaction immédiate de Ludo : « tin, y sont sympas ! Dessiner un cirque… alors que je ne sais même pas dessiner un lion ! »

Samedi



Le lendemain, levé 8h… fin… 8h15… 8h30 ?... ouais, bon, on se sort le gras vers 9h. On fait le ménage, et on se casse. Slave part le premier, assez tôt. Vu son rythme, il lui faut prévoir large… de Gérardmer à Lille, y’a bien 450 bornes… 6 jours devraient être suffisants.

Ensuite, c’est Loïc qui s’arrache. Puis vient notre tour, après avoir fignolé le ménage.
Voilà, les vacances, c’est terminé. Dur de partir…

Des vacances un peu cafard, avec un temps de merde presque tout le long. Mais dans notre malheur, on a eu quand même quelques réjouissances : Damien qui s’est cassé la gueule, de bons délires, un chalet au top, quelques belles bagarres, des photos souvenirs, pas de grosses gamelles…

Au moins, durant ce séjour, la mostro aura dépassé les 60 000 bornes sans soucis : elle a pris des gamelles, elle a fait presque que de l’arsouille, du circuit… preuve en est qu’une ducati peut être fiable et que, même au bout de 60 000 bornes, un petit moteur peut encore donner du plaisir et du fil à retordre à plus couillu !
Vivement l’année prochaine, avec plus de monde, plus de soleil, de bourres, d’arsouilles, de sliders frottés et de grands moments labourre avec du pâté et des cornichons dedans.
Pour celles et ceux que ça tente pour l‘année prochaine, hésitez pas… c’est bonne ambiance de franche camaraderie les Vosges, et, comme le disait un grand philosophe du nom de Latanche,

LABOURRE, C’EST LA VIE (même si ça irrite !) !

Voilà, CR fini. Un montage vidéo est en préparation !

 

  Si vous êtes parvenu jusqu'içi en lisant, même en diagonale, ce qui précède alors vous méritez bien une petite récompense. Aussi je vous propose de cliquer sur le lien suivant: link

  et également sur celui-ci pour la suite link

 de ce qui précède (ça se confirme)

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